dimanche 23 décembre 2012

La Thaïlande… Un nouveau continent, un nouveau pays, une nouvelle culture…

Quitter l’Afrique, passer la nuit dans la l’avion et se réveiller au cœur de l’Asie, a quelque chose d’un peu fou. Déboussolant même…

Ma première expérience en Asie…
Bon y’a pas à dire c’est différent ! Les premières heures sont étranges… Où sont passés les rires des enfants qui me courraient autour dans la nature africaine ? Où sont passées les mamas africaines ? Où sont passées les couleurs éclatantes de l’Afrique ? Tous mes sens sont en éveil, à la fois perdus et curieux… Mes yeux ont égaré leurs repères, ils naviguent de toutes parts, assommés par ces nouvelles visions. Mon odorat ne connait pas ces odeurs qui peuvent se révéler à la fois surprenantes et dérangeantes. L’air lourd se pose comme un poids sur ma peau. Le bruit des tuk-tuk, des deux roues et autres bus de Bangkok ne ressemblent en rien à l’ambiance sud-africaine… Mes papilles ne sont pas pressées de gouter les plats dont les odeurs me parviennent à chaque rencontre de restaurants ambulants. Ca y est, j’y suis… Welcome in Asia.

Après Trois vols, un train, deux bus et un peu de camionnette, me voilà arrivée à Sing Buri. A 180 km au nord de Bangkok. Au milieu de la campagne thaïlandaise.
Ma première semaine sera consacrée à l’introduction à la culture thaïe. Parfait ! Je crois que j’avais vraiment besoin d’une transition… Après une bonne nuit de repos je peux découvrir ma nouvelle accomodation, les autres volontaires et commencer à m’imprégner de ce nouveau pays. Le centre pour les volontaires est très sympa. Complètement ouvert, juste une toiture pour se protéger des pluies (mais c’est plus la saison !) et de la chaleur. Des logements à part pour les chambres, le tout arboré d’une végétation locale. Les ventilateurs me font comprendre qu’il va faire chaud… Effectivement, on dépasse les 36° allègrement. Les volontaires proviennent essentiellement du nord de l’Europe : Suède, Norvège, Finlande, Allemagne, Hollande, Belgique… Quelques francophones ! Les volontaires sont plutôt jeunes (de 17 à 25 ans en moyenne). D’autres moins jeunes (de 26 à 60 ans !) arriveront par la suite. Chacun connait l’éducation linguistique des pays du nord de l’Europe en comparaison à notre chère Français ? Alors vous comprendrez aisément la différence du niveau d’anglais qu’il peut y avoir entre moi et les autres volontaires… Il m’est donc difficile de m’intégrer correctement car très rapidement larguée par les conversations de groupe. De quoi me donner un coup à mon moral en ce qui concerne mon apprentissage de l’anglais !! Ok, step by step… I know that. Je partage ma chambre et ma douche froide ! Collocation réussie les premières semaines avec Katinka, une norvégienne de 21 ans, vraiment gentille. Une nouvelle colloc doit arriver ce week-end !

L’initiation à la culture thaïe a vraiment été la bienvenue. Ce fut l’occasion de visiter une multitude de temples, plus ou moins récents, plus ou moins grands, plus ou moins décorés !  Quelle ambiance, quelle atmosphère… Un vrai plaisir…

 
Mais aussi, observer les bouddhas aux tailles parfois impressionnantes.
 
Sentir l’énergie des ruines de l’ancienne citée d’Ayutthaya… Wahou !
 
 
Rencontrer les singes de Log Buri, se faire grimper dessus à son insu tout en espérant ne pas se faire mordre pour éviter d’attraper la rage !!
 
Avoir un premier contact avec les éléphants d’Asie (qui ne sont pas si petits si on les compare à ceux d’Afrique !! Juste les oreilles !!).
 
Découvrir les plats thaïlandais, apprendre à en cuisiner et comprendre que la cuisine thaïe est capable du meilleur comme du pire ! L’occasion de perdre quelques kilos pris en Afrique, parfait ! Visiter l’école de Sing Buri et passer du temps à jouer avec les enfants !
 
 
 

 
Découvrir les massages thaïlandais et commencer par tester le massage des pieds avec les poissons. Oui, il faut être dingue et les premières minutes sont justes horribles :D !! Se demander comment rester là 20 minutes et finalement finir par trouver ça agréable ! Si, si !!
 
Découvrir les marchés flottants, nocturnes, culinaires, d’habits, typiques, touristiques… Apprendre les premiers codes de bonne conduite du quotidien et des temples. Apprendre quelques phrases en thaïlandais… Et tout oublier les heures qui suivent :p !! Passer une après-midi à la piscine pour se rafraichir ! Voilà une semaine bien remplie ! Pleine de découvertes… De quoi m’imprégner tranquillement de ce nouveau coin du monde. Et de me donner envie de filer passer mon premier week-end à Bangkok pour en voir plus ;)
C’est donc parti !! Quelques volontaires décident de passer le week-end à Pattaya. Haut lieu touristique thaïlandais réputé pour sa prostitution ! Ok, bon week-end à vous ! Je vais opter pour Bangkok, je pense que ça va me correspondre un peu plus !! Après une soirée avec quelques volontaires à boire des bières dans le quartier le plus touristique de la capitale, j’ai décidé de filer crapahuter avec mon appareil photo dans les rues de la ville. Je suis restée bouche bée les premières heures ! Tellement différent de tous mes repères. Tellement intéressant… Bangkok est vraiment simple à comprendre. La vielle citée avec temples, marchés, chinatown, petites ruelles et le fleuve. La partie plus récente avec buildings, marchés et centres commerciaux climatisés. Bon, vu que mon sac est déjà plein et que mon budget n’est pas extensible, soyons honnête je ne suis pas super attirée par les centres commerciaux… J’ai donc préféré découvrir le vieux Bangkok, passer mon temps à me perdre dans les rues et prendre des tuk-tuk pour me ramener dans un lieu connu… Dépaysement total !!!

J’ai pu découvrir le grand palais et le grand bouddha couché, prendre un tuk-tuk, arpenter un marché aux fleurs (où mon odorat a passé son temps me remercier pour ce moment de plaisir !), découvrir des marchés culinaires avec plus ou moins de bonheur mais beaucoup de curiosité, manger des nouilles et des fruits, prendre un tuk-tuk, discuter avec un moine rencontré dans un temple et boire un verre de jus de fruit avec lui, profiter d’une heure de massage des pieds dans la rue, manger des nouilles et des fruits, prendre un tuk-tuk, passer la soirée dans Kao San Road (la rue la plus touristique pleine de lumières, d’enseignes, de musiques, de marchands, de restaurants ambulants ou pas, de backpackers…), manger des fruits, prendre le bateau pour rejoindre chinatown (ça change du tuk-tuk !)… Bref découvrir Bangkok ! J’ai adoré ! Mais pas eu le temps de tout voir en un week-end.


 



Point positif, je me suis sentie en totale sécurité. Les thaïlandais sont très respectueux, presque distants d’ailleurs. Je ne me suis donc jamais sentie oppressée par la population. Tout est facile ici pour découvrir, se déplacer et même manger quand on est prêt à s’arrêter dans les restaurants ambulants et dans ceux des marchés pour goûter à la cuisine locale ! Non je ne goute pas à tout ! Impossible ! Certains plats sont bien trop étranges pour moi ! Bien trop épicés aussi !
Point négatif, la langue ! Impossible de comprendre le thaï. Et les Thaïlandais ne parlent pas vraiment l’anglais. Dans les lieux touristiques on peut arriver à se faire comprendre. Pour le Bangkok des rues, impossible. Il est de ce fait difficile d’avoir beaucoup d’échanges avec la population locale… Alors on partage des sourires, signe que je définirais comme une marque de respect et de bienvenue. Par contre, je me rappelle de tous ces échos que j’ai pu entendre ou lire sur le sourire légendaire des thaïlandais. Et bien pour ma part, je ne suis pas vraiment d’accord avec ça ! Désolée de remettre en cause ce mythe ! Pour moi les Thaïlandais sont souriants dans la majorité du temps pour rendre un sourire mais ils le donnent rarement en premier… Je ne passe donc pas mon temps à voir des thaïlandais le sourire aux lèvres !! Je pense que ce sourire est nécessaire pour communiquer puisqu’on n’est incapable d’échanger des mots !! C’est donc à mon avis plus un moyen de traduire un respect et une approbation sur cette présence étrangère. Ce qui est déjà beaucoup je vous l’accorde ! Et complètement suffisant pour se sentir en confiance.
Sauf que quand tu te sens tellement en confiance, tu baisses la garde et… Tu te fais voler ton téléphone portable !! Rien de grave, juste un sac ouvert et fouillé dans un moment de foule intense dans les rues de chinatown… Pas cool… Au revoir contacts, photos, vidéos et autres petits trésors… (Merci à ceux qui y penseront de me renvoyer leurs coordonnées ;) !). Et après ? Et bien après avoir changé tous mes codes dans un café Internet, pour accéder à ma boîte mail, mon site de banque, mon compte Facebook et ma Dropbox... Et bien j’ai racheté un téléphone !! Ben oui… Sauf qu’en Thaïlande tout est pas cher mais pas la technologie… Pas cool… Mais pas grave ! Ça fait partie du voyage !

Retour à Sing Buri par le bus et c’est parti pour une nouvelle semaine… A l’orphelinat.
 
Cette semaine on est une dizaine de volontaires. Certains finissent de peindre le nouveau mur construit les semaines précédentes, d’autres donnent quelques cours d’anglais à quelques élèves, d’autres commencent à retapisser les planches du sol de la chambre des garçons avec du papier plastifié coloré et dessiné (c’est quand même plus gai !), d’autres cimentent une zone actuellement ensablée, et moi je suis dans le groupe qui dessine et peint un jeu de marelle sur le sol ! De quoi amuser les enfants ! On travaille le matin, le début d’après-midi, puis on profite de jouer avec les enfants. On a même eu l’occasion de passer une après-midi à la piscine avec une quinzaine d’enfants et une journée au zoo avec une petite quarantaine d’entre eux. Mes sentiments au zoo furent partagés entre le plaisir de voir les enfants heureux à courir dans tous les sens et la désolation de voir les conditions de conservation des animaux…
Dans l’orphelinat il n’y a finalement pas que des orphelins. Loin de là ! Il y a environ 130 enfants de 6 à 16 ans, dont une grande partie provient du nord de la Thaïlande. Ils sont ici en pension. Ils ne rentrent qu’une à deux fois dans l’année dans leur famille. Ce système de pensionnat, pour l’éducation, est possible grâce à des subventions attribuées aux familles par l’état.


Cette semaine d’échanges avec les enfants fut adorable. Ils sont pleins de vie et d’attention, prêt pour jouer et rigoler. A tout moment ! L’orphelinat est à environ 20 minutes en bus du centre des volontaires. On ne logeait pas sur place, ce qui est bien dommage puisque les journées à l’orphelinat n’étaient que de 9h00 à 15h30 avec une pause d’une heure le midi.

Après cette semaine, j’ai décidé de passer un nouveau week-end à Bangkok histoire d’approfondir ma première visite. Et c’est reparti pour les déplacements en tuk-tuk, les nouilles et les fruits, les massages, la visite de temples en tous genres et surtout deux heures de balade sur les Klongs (canaux) dans la partie ouest de Bangkok…


Complètement différent du centre, un côté nature et sauvage au milieu des maisons sur pilotis et des barques ! J’ai adoré !





Et puis j’en ai profité pour retourner dans chinatown. Hors de question de rester sur mon impression de téléphone volé. Ce quartier est extraordinaire, il mérite mieux que ça. J’ai bien fait ! C’est à couper le souffle ! Du monde partout, des marchés partout avec de tout, des petites rues animées avec des restaurants ambulants tous les cinq à dix mètres ! Mais cette nourriture est encore plus incroyable que les plats thaïlandais !! Des morceaux d’animaux plus ou moins ragoutant… Il ne fait pas bon d’arriver la faim au ventre dans ce quartier… J’ai donc mis un certain temps avant de me décider à manger quelque chose !!

Et voilà ce que c’est que de passer trois semaines sans vous raconter ma vie thaïlandaise : je ne m’arrête plus d’écrire !! Bon et bien tant que j’y suis je vous raconte ma dernière semaine jusqu’à aujourd’hui… Elle pourrait être résumée en un mot : éléphants !! Quel bonheur de passer une semaine auprès d’eux… J’en rêvais ! Je l’ai vécu ! Wahou… Vivre un rêve est toujours extraordinaire et quand, en plus, il est à la hauteur de ton imagination… C’est juste magique !


C’est quoi une semaine avec les éléphants? Et bien une journée type ressemble à ça : démarrage par une petite balade de santé avec les éléphants, au milieu de la nature et de la forêt pour manger quelques feuillages frais ! Puis retour à la maison des éléphants, près de la rivière, pour leur donner une bonne douche au jet d’eau (à la base pas pour moi, au final…), puis c’est l’heure du ménage et d’un encas de feuilles d’ananas (ils adorent ça !). L’après-midi s’est baignade dans la rivière à dos d’éléphants (où je remercie ma bonne étoile de ne pas avoir bu la tasse…). Quelle rigolade ! Même si on soupçonne les éléphants d’avoir pris un malin plaisir à nous éjecter de leur dos aussi souvent que possible ! Puis c’est l’heure de la récréation pour les trois bébés éléphants ! Bêtises en tous genres, entre courser le chien, jouer avec des vieux pneus et foncer dans les piliers des abris pour essayer de les démolir !! Enorme et tellement drôle !! Puis nouvelle balade à dos d’éléphant avec toute la famille (13 éléphants en tout). La balade c’est directement sur leur dos, sans scelle ou autre confort ! Alors, oui les poils d’éléphant ça a tendance à piquer les fesses :D ! Après ça, c’est l’heure de leur faire déguster quelques kilos de bananes, d’ananas et autres pastèques ! C’est  tellement drôle de jouer avec leur trompe !


Voilà en quelques mots ma semaine !! Le tout dans un cadre de pleine nature, à l’ombre des arbres, avec piscine sans éléphant pour se rafraichir de temps en temps… Si on fait abstraction des moustiques je crois qu’on peut parler de petit paradis terrestre !


Une semaine ressourçante, où j’ai retrouvé mes 10 ans !! La seule différence c’est que l’éléphant était juste plus gros que celui qui trainait dans mon lit à cet âge (et que j’ai toujours, oui, oui :p !!).


Plus je vous raconte mon expérience thaïlandaise plus je remercie la vie de me faire vivre toutes ces aventures depuis mon départ… C’est incroyable ! Même si parfois quelques moments ne sont pas simples… Ben oui ! Vous n’allez quand même pas imaginer que tout file droit !?! Mais ces détails ne sont pas bien graves comparés à toutes ces belles expériences…

D’un point de vue photographique, la Thaïlande est bien compliquée pour moi ! La lumière est incroyablement blanche… Et les couleurs ? Où sont-elles ? Et c’est quoi ce ciel blanc sans nuance… Impossible de prendre mon pied en prenant des photos ! Ça en devient même frustrant voire parfois désagréable ! Bon…
Et malgré toutes ces belles expériences ici, qu’est-ce que l’Afrique du Sud me manque… Je n’ai pas en Asie le même feeling qu’en Afrique… Je profite mais je ne me sens pas à ma place comme en Afrique… Je ne peux pas l’expliquer, c’est une question de feeling. On verra bien pour la suite du périple…

Et puis il a beau faire 36°c en moyenne je n’oublie que pas la semaine prochaine c’est Noël et la nouvelle année. Période où famille et amis se réunissent… Il y a donc un petit sentiment d’éloignement qui se fait sentir. J’espère que c’est juste cette période de fin d’année et que ce sentiment filera par la suite. Du coup, quitte à être seule pour Noël, je vous rappelle que cette fête n’existe pas en Thaïlande, j’ai décidé de vivre un moment spécial ! Je vais donc la semaine prochaine dans un temple bouddhiste pour apprendre sur le bouddhisme et passer une bonne partie de mon temps en méditation ! Why not ?! ;)

Allez, je dois vous laisser je file voir un combat de thaï-boxing !

A bientôt !

Et joyeux Noël à tous !

Don’t forget, enjoy every time and everywhere, the life is now…

lundi 3 décembre 2012

Derniers jour, dernières heures en Afrique du Sud…

On en était resté où ? Ah oui… Je finissais mon expérience dans la réserve africaine et je démarrais un périple de deux semaines à la découverte d’une nouvelle partie de l’Afrique du Sud avec l’envie de découvrir le Lesotho.

Premier week-end sur la Green Coast, à l’ouest de Port Elizabeth, à Jeffrey’s Bay très exactement. Cette partie de la Côte sud-africaine est réputée pour ses plages et ses vagues… Vous comprendrez donc rapidement que c’est un coin de paradis pour surfeurs ! Ok, mais moi je ne pratique pas le surf ! Et je ne suis pas sûre d’avoir envie de m’y mettre vu que je ne me sens pas comme un poisson dans l’eau au milieu de l’océan ! Alors oui la plage est magnifique…

 Mais la ville pas vraiment extraordinaire… pas grand-chose à faire si ce n’est les boutiques dédiées aux surfeurs bien sûr. Billabong et autre Quick Silver sont donc les marques reines de cette plage ! Ok, après cette pause à Jeffrey’s Bay, il est grand temps de partir à l’est, direction la Wild Coast. La côté sauvage. Oh oh oh !! Je crois que cette partie de l’Afrique du Sud porte bien son nom ! Complètement sauvage... C’est le début de la découverte d’un nouveau pays ! Complètement différent de Cape Town, Complètement différent de Port Elizabeth et de ses réserves… Tout est différent : la nature, la population, l’organisation de la vie…
La nature ? Sauvage à souhait, de grandes étendues vertes vallonnées, des rivières qui se jettent dans l’océan Indien et qui offrent des estuaires incroyablement magnifiques.


La population ? Africaine ! La population de Cape Town (les blancs, les musulmans originaires de différentes parties du monde et les noirs originaires de pays africains voisins) ont donc laissé la place à une population originaire composée à 99,9% de noirs. Bref me voilà au cœur de l’Afrique noire comme on peut l’imaginer, vu de France !

L’organisation de la vie ? Enormément de petites maisons espacées sur l’ensemble des collines. Beaucoup de couleurs et beaucoup de maisons circulaires. C’est juste magnifique ! ;)



La route n’est pas vraiment mauvaise. Enfin au début… Car plus on avance dans la Wild Coast, plus on s’approche de la côte, plus la route se dégrade… Alors les temps de déplacement s’allongent… s’allongent… Et puis c’est pas tout ! Pas question de baisser la vigilance une seule seconde… Toute l’attention est nécessaire pour se rabattre gentiment (à gauche !!!)  quand deux voitures arrivent de front, alors qu’il n’y a que deux voies !! Ok, c’est pratique pour doubler mais ça surprend toujours un peu !! Faut également faire grandement attention aux piétons… Beaucoup de personnes marchent le long des routes… Et puis gare aux vaches… Et aux chiens… Aux chevaux, ânes, biquettes, moutons, cochons noirs…

Bref, on a vite compris que la route n’est pas un espace dédié comme chez nous aux véhicules roulants, mais à toute forme de vies !! Bon, une fois qu’on a compris ça, on a compris qu’il allait falloir être prudent pour ramener la voiture de location en un seul morceau. Alors finalement le Lesotho nous a paru tout de suite un peu loin… Avaler plus de 2000km en deux semaines sur ce type de routes n’est peut-être pas nécessaire !! Et puis il y a tellement à découvrir dans cette partie du pays qu’il serait dommage de ne faire que passer. Bref, nous voilà partis pour une dizaine de jours sur la Wild Coast… A naviguer de paradis en paradis…

Le premier ? Cintsa. Le village le plus accessible sur la Wild Coast, juste après East London, à environ 4h30 de route Port Elizabeth. Au départ, on avait décidé de ne passer qu’une nuit... Une seule nuit ?! La vue du backpackers sur l’océan et magnifique, amazing. La rivière qui se jette dans l’océan est extraordinaire, la plage de sable blanc immense et déserte, l’eau suffisamment délicieuse pour prendre un bain, et que dire des dauphins ?!

Oh, oh… Une seule nuit ça n’a pas été possible ! Ok, premier changement de programme, on est resté deux nuits ! Et puis ce fut comme ça tous les jours : le matin on décidait d’un programme pour les jours à venir et finalement le lendemain on le modifiait ! Les envies, la météo, le feeling… Autant d’éléments qui ont défini notre voyage jour après jour… Cintsa, Port Saint John’s, Coffee Bay, Lumbanzi, Bulungula… Et retour à Port Elizabeth.
Xhosa, c’est le nom de la population locale dans cette région du pays (pas que dans cette partie du pays d’ailleurs !). La Wild Coast étant plutôt reculée des grandes agglomérations, une bonne partie de la population ne parle pas anglais. Le comprend plutôt bien mais ne le parle pas toujours. La communication n’a pas été toujours aisée mais les sourires et les signes de mains ont été suffisants pour comprendre qu’on était les bienvenus. Quel accueil ! Ici l’insécurité n’existe pas. En tous cas on ne l’a pas ressenti ! Quel plaisir de s’arrêter dans un petit village d’échanger quelques gestes et mots avec les habitants, de prendre des photos… Ah, l’appareil photo ! Un véritable passeport dans cette partie du monde. Ici tout le monde est ravi de se faire prendre en photo ! Un jeu, un moment d’échanges et de détente, pour les enfants comme pour les adultes… Un vrai bonheur pour moi ;)



La plage comme la campagne est le lieu de tous les jeux d’enfants, avec le football en maître de cérémonie !



Quel plaisir de se poser et observer la vie... Une vie simple où les biens de consommation ne rythment pas le bonheur de la population locale. Oui la majorité de la population est pauvre. Une dizaine de personnes, voire plus, dans chaque maison circulaire (une seule pièce)… Mais les gens ne paraissent pas malheureux. L’essentiel est là, la nourriture.
Combien de rires partagés avec enfants et adultes, combien de jeux, combien de danses, combien de chansons, combien de sourires, combien de signes de la main, combien d’embrassades ?! Impossible de tous compter… Une richesse humaine indénombrable…

Toutes les balades, à pieds comme en voiture, ont été l’opportunité de rencontres avec la population locale.


Chaque backpackers a été l’occasion de découvrir un nouveau paradis de nature et de rencontrer des voyageurs du monde entier (Canada, USA, Israël, Allemagne, Espagne…). De discuter de leur périple, de comprendre qu’il y a beaucoup de personnes qui décident de prendre du temps pour eux et découvrir le monde, et très souvent sur plusieurs mois… Et pas qu’une seule fois dans une vie… Je ne suis donc pas seule dans mes envies de découverte du monde, bien au contraire ! Il est donc possible d’imaginer une vie un peu différente d’un boulot qui prend la majorité du temps pour ne profiter des richesses du monde que 4 à 5 semaines par an… C’est bon de savoir ça ;)

Pour les non-initiés, les backpackers sont comme des auberges de jeunesse pour les globetrotteurs. Où cuisine, salle de bain et dortoirs sont partagés, à des coûts défiants toute concurrence ! Bref c’est le moyen le plus économique et le plus convivial de voyager… Mais faut savoir qu’en Afrique du Sud les backpackers sont très développés, alors il est facile et économique d’avoir une chambre privée avec salle de bain, vue sur mer et repas préparés… Tous les backpackers sont référencés dans des guides… C’est simple et pas cher ! Bref le paradis du globetrotteur ! Thanks ! Et quand un backpackers est géré et développé par un village Xhosa, c’est l’occasion de dormir dans une maison circulaire (quel bonheur !) et de partager des repas typiques avec les locaux…

Voilà… Il ne m’en faut pas plus pour être heureuse, me sentir vivante et quitter l’Afrique les larmes aux yeux et le cœur rempli de richesses…
South Africa, thanks for all… I will miss South Africa, I’m sure…

Xisco, thanks for all and see you as soon as possible…

samedi 17 novembre 2012

Après deux semaines au milieu de la réserve africaine

Je pensais que mon expérience au sein de la réserve africaine serait bien différente de mon séjour à Cape Town… Et bien je ne m’étais pas trompée ! Après la ville, la campagne ! Mais pas exactement comme en France, disons que les sangliers, chevreuils, lièvres et autres perdrix ont été remplacés par des lions, des éléphants, des zèbres et autres gazelles telles que des koudous !




Reprenons du début ! Après un vol d’à peine 1 heure et quart me voilà arrivée à Port Elizabeth. Ville au sud de l’Afrique du Sud, sur la côte. La réserve dans laquelle je séjourne se trouve à un peu moins de cent kilomètres au nord de P-E (comme ils disent ici quand ils parlent de Port Elizabeth !). La nature est bien verte. On sort de l’hiver, le printemps est plus ou moins chaud. On sent que l’été arrive mais qu’il n’est pas là ! Il y a donc des journées bien chaudes et des journées grises où le vent est plutôt froid. La végétation n’est pas très haute. Beaucoup d’arbustes, quelques arbres ici et là, et d’herbes grasses, dans un paysage de plaines vallonnées où je prends plaisir à voir à des kilomètres.


Kwantu, c’est le nom de la réserve privée dans laquelle je séjourne et je travaille en tant que volontaire. J’ai compris petit à petit, que l’Afrique du Sud est bien différente de la Namibie, du Botswana ou du Zimbabwe. Il y a, ici,  beaucoup plus de réserves nationales ou privées dans lesquelles vivent une bonne partie de la faune locale (j’entends bien sur les gros animaux !!) avec une densité plus ou moins importante. Ici, à Kwantu, vit le Big Five… C’est-à-dire les 5 plus gros et plus dangereux animaux que l’on peut rencontrer dans la partie sud de l’Afrique : lion, éléphant, Buffalo, rhinocéros et tigre. Enfin si je ne me trompe pas ! Mais Kwantu est immense ! Alors les animaux ont de quoi se cacher et rester discret… Voire très discret !! Je n’ai donc pas eu la chance de croiser l’ensemble du big five. Même avec un safari à 4h30 du matin ! L’objectif de Kwantu et de préserver et conserver la nature. Faune et flore sont donc observés et préservés. Mais pas question de se substituer à la nature.


Bon que je vous raconte en quoi consiste mon travail ici. Levée à 7h00 tous les matins (bon ok, 7h05 ou 10…) pour un départ à 7h30 (bon ok, 7h40 la plu part du temps…). Oui, oui… Vous avez bien calculé, moins de 30 minutes pour me préparer et être opérationnelle !! Ça vous épate, hein ? Moi aussi !! Ah ben oui, dans la réserve y’a des étapes du matin qui ne sont plus nécessaires ! Non je ne parle pas de mes crèmes après la douche ! Elles sont toujours là, rassurez-vous :p. Mais moins d’une minute pour choisir mes habits du jour : le pantalon plein de terre (ou de bouse d’éléphants ?!) de la veille est généralement parfait !! Et le maquillage ? Le quoi ?! Bref, c’est parti pour deux heures de travaux dans la réserve. A 9h30 c’est l’heure du breakfast. Comme il est le bienvenu !! Puis à 10h c’est reparti pour trois de travaux avant le déjeuner de 13h. Enfin, 14h-16h30/17h pour les travaux de l’après-midi. L’heure du dîner étant à 18h. Journées bien rythmées… Les travaux ? Maintenance des routes de la réserve, réparation de clôtures, désherbage, plantation d’herbes, abatage d’arbres, nettoyage de zones... Mais aussi visite des éléphants du sanctuaire et balade sur leur dos,





safari dans la réserve pour observation et comptage des animaux,


sans oublier le déjeuner des tigres,



ou encore des animaux de la ferme : lapins, canards, brebis, marmousets, aras et autres oiseaux. Ah, ah, les marmousets!! Adorables petits singes qui tiennent dans une main et dont l’activité favorite est de te monter dessus pour te mordiller ! On dirait pas, mais c'est finalement très drôle!! :p Aller le ridicule ne tuant pas, séance humour :





 
Les bébés conchons d'inde sont finalement bien plus sages!! C'est plus soft!
 

Ah j’oubliais ! Les outils : machettes, pelles, râteaux, hache, scie à main ! Vous comprendrez donc que le carburant c’est l’énergie des volontaires ! Deux équipes de 10 personnes se partagent les activités. On est donc nombreux, le travail avance vite, c’est plutôt encourageant.

Une vingtaine de volontaires donc... Beaucoup de jeunes anglais. Certains sont là pour plusieurs mois, ils apprennent le métier de ranger ! Quelques allemands, un belge, une canadienne, trois françaises, un espagnol… Pas mal d’anglophones qui me rappellent à quel point j’ai du boulot avant de savoir parler correctement anglais et surtout avant de comprendre… Enfin, si j’avais besoin qu’on me le rappelle…
Pas mal de personnes travaillent dans la réserve pour l’entretien des espaces de vie, pour faire fonctionner l’hôtel/restaurant, pour la blanchisserie, les cuisines, un peu d’intendance pour les volontaires, l’entretien des véhicules… Bref y’a de la vie humaine aussi ! Mais il y a comme quatre catégories différentes de personnes : les invités/clients, les volontaires, les employés et les rangers. Et soyons honnête il y a peu de mixage entres les populations… C’est bien dommage. Une bonne partie des rangers sont d’origines anglaises/écossaises, les employés proviennent plutôt du sud de l’Afrique (Zimbabwe, Botswana, Afrique du Sud…).

Les week-ends sont libres. Oui enfin du samedi matin au dimanche après-midi ! L’occasion de retourner à P-E pour découvrir son centre et ses plages. Quel bon moment ! Un centre assez curieux, comme s’il n’était là que pour les courses, le nécessaire du quotidien. Le centre de vie se situe beaucoup plus près de la plage. Surtout le week-end.
 
Quel plaisir de se balader en bord de mer et d’avancer au gré des rencontres : une pause photographique par ici, une pause jeu avec des enfants par-là, une discussion avec une famille venue d’un Township de P-E profiter de la plage avec une ribambelle d’enfants… Respirer l’air de l’océan Indien… Bref, se dire que la vie belle, mais qu’elle est courte et que c’est tous les jours qu’il faut en profiter… Ici ou ailleurs…


 
Il ne me reste plus que deux semaines pour profiter de l’Afrique du Sud… Le temps file à toute allure et j’ai tellement de chose à découvrir… J’ai donc décidé de quitter la réserve un peu plus tôt que prévu pour partir vadrouiller sur la côte sud-africaine et pourquoi pas atteindre le Lesotho ! Pays dans le pays... Envie de rencontrer des gens au fil de mes balades, envie de découvrir de nouveaux villages, de nouvelles plages, de nouveaux marchés… Au gré de mes désirs ! Bref envie de profiter encore et encore comme j’ai la chance de le faire depuis mon départ. Bon et bien c’est pas tout ça, j’y retourne ! Je vous raconterai tout ça !

Et vous ?! Racontez-moi ! L’hiver est-il là ? Les premières stations de ski ont-elles ouvertes ?! Le Beaujolais Nouveau a-t-il le goût de banane, pomme ou fruit rouge ?! Le Père Noël a-t-il envahi les rayons des supermarchés ?!

Je vous embrasse tous bien fort !
A très vite… Enfin si mes connexions Internet s’avèrent meilleures dans mes prochaines destinations… Et oui, en ce moment ce n’est pas vraiment moi qui choisis la fréquence de mes messages… Mais promis je fais au mieux !

lundi 5 novembre 2012

Déjà la fin de mon séjour à Cape Town…

Le temps ne cesse de défiler!

J’arrive déjà au terme de mon expérience à Cape Town! Et je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de vous faire partager mes moments de vie… Certains auront pu suivre quelques-unes de mes escapades au travers de Facebook!! Multiples photos postées par mes nouveaux amis étudiants après nos diverses sorties et excursions! Alors oui, je ne m’ennuie pas! Tellement pas, qu’à force de trop vouloir en faire je n’ai pas assez dormi et je me retrouve donc cloué au lit avec une bonne angine… Voilà une excellente raison de prendre le temps de vous faire partager un peu de mon périple!

Cape Town et sa péninsule ont été pour moi bien difficile à comprendre! J’ai mis près de 3 semaines à pouvoir me faire une idée de l’organisation de la vie ici… Au final j’ai le sentiment que 2 pays vivent sur le même territoire. Une partie extrêmement développée qui se rapproche grandement de nos référentiels et une partie extrêmement pauvre qui cherche le chemin du développement. L’écart entre les deux parties ressemble à un gouffre. Et je navigue entre le développement et la misère. Les quartiers sont donc à l’image de cette organisation, très différents les uns des autres. Entre quartiers aux richissimes villas en bord d’océan paradisiaque et Townships (bidons-villes sud-africains). Le passage d’un quartier à l’autre est pour ma part déstabilisant. Et la visite de différents quartiers a été pour moi nécessaire pour arriver à me faire une idée de Cape Town. Dans les Townships les problèmes socio-économiques sont nombreux. Le manque de travail, la drogue, les violences conjugales et les crimes font partis du quotidien. Les bonnes conditions sanitaires, comme l’eau courante, sont loin d’être toujours présentes.






Quant au centre de Cape Town, il est pour moi la croisée de ces deux pays. Pas vraiment riche, mais pas vraiment pauvre… Mendicité et vols côtoient les galeries d’art! Les différentes populations cohabitent… Le centre de Cape Town n’est pas vraiment sûr mais pas vraiment dangereux pour autant (enfin la journée…).
Aux premiers abords la population n’est pas toujours très accueillante… Par contre, une fois passé le premier contact! My God! Quel exemple d’humanité! J’ai eu la chance de découvrir plus amplement le quartier de Bo-Kaap, célèbre pour ses maisons tout-en-couleur.



J’adore ce quartier! Tellement coloré qu’il appelle à la vie! Un simple bonjour à la population locale et me voilà prise dans une conversation aussi simple qu’agréable! Une ouverture d’esprit et d’hospitalité exemplaire… Après moins de 10 minutes de conversation je me suis retrouvée avec Xisco, barcelonais, autour de la table à partager un dîner de famille!!! Juste inimaginable dans notre pays! Et à la fin du repas, on a été invité à dîner tous les jours de la semaine si on le souhaitait!!! My God!! Après autant d’hospitalité, comment les remercier?! Après réflexion, on est retourné dîner dans notre famille d’accueil mais cette fois c’est nous qui avons cuisiné: omelette espagnole et crêpes françaises!! Un dîner aux couleurs internationales!! Et maintenant nous avons pour ordre de rester dans leur maison lors de notre prochaine visite à Cape Town!!! Juste magique ce quartier… Simplicité et hospitalité…

Beaucoup de musulmans vivent dans le quartier de Bo-Kaap, alors la fête de l’Aïd, journée du sacrifice, est un évènement important. La cérémonie a eu lieu vendredi 26 octobre sur un terrain vague. Plus de 40 moutons sacrifiés en 2 jours… My God… Moi qui refuse de manger du mouton! Au vu de l’hospitalité du quartier il est facile d’être invité à participer à la cérémonie. Voilà de quoi apprendre sur une culture bien différente de la mienne. Une culture tellement différente de la mienne… Difficile à comprendre! Mais quand on vous explique que les moutons sacrifiés sont données pour partie aux pauvres, de confessions musulmanes ou pas, pour leur permettre de manger… Comment ne pas respecter cette tradition même si elle est difficile à comprendre dans mon référentiel… Je pense vous épargner les photos des moutons égorgés! Peut être sur le site internet… A voir.

Mon expérience au cœur de la péninsule de Cape Town n’a pas été riche qu’humainement parlant. Que dire de la nature ici: wonderful, amazing, extraordinaire, à couper le souffle… Et tellement bien préservée des ravages de l’homme… Quel bonheur de me promener près du Cap de Bonne Espérance! Trop beau et trop ressourçant pour n’y aller qu’une fois! Et ma rencontre avec les baleines! Wahou! Bon ok, seulement si je fais abstraction du mal de mer que j’ai eu dans le bateau!! Complètement malade!! J’ai même dormi au retour, c’est pour dire!! Mais c’était tellement magnifique que ça en valait la peine! :p



J’ai eu le plaisir de gouter aux vins sud-africain, accompagnés de bons fromages et même parfois de très bons pains !! Il m’a suffi de fermer les yeux pour avoir un petit goût de chez nous!! ;) Une visite d’une usine de fabrication de bière m’a rappelé mon bon temps dans l’usine d’Unilever à St-Vulbas!!

And my English?! Better, of course!! But it’s always difficult!! Now, I have to practice a lot. My English grammar is not so bad but I have lots of difficulties to speak correctly. And every times it’s not so easy to understand a conversation. I have lots of job to improve my English! But I can do it! :p

Avant de m’envoler vers Port Elizabeth je voudrais embrasser et remercier all my news friends... Tant de bons moments partagés ensembles… So good!!! Thanks so much my friends… I'll miss Cape Town... So much...


Et plein de bises sud-africaines pour vous tous en France!

See you soon! Si le dieu Internet en est d’accord, of course! Et si j’ai plus de temps libre dans ma prochaine destination!


Kisses.